LES ENJEUX DE LA MASCULINITÉ
L’homme contemporain est parfois perdu. Dans un monde occidental au sein duquel les tensions entre les sexes peuvent s’exacerbent par des malentendus, des blessures et des abus, une saine redécouverte de l’authentique masculinité et de ses vertus est importante pour avancer sur un chemin de paix.
Dans l’humilité de nos engagements familiaux, professionnels, associatifs et spirituels, nous aspirons à travailler autour de la question de la paternité, de la masculinité et de la virilité.
L’idéal chevaleresque – que nous retrouvons dans le monde du sport – repose sur le don de soi, autour des vertus de dépassement, d’humilité, de solidarité, de courage mais aussi de tendresse et de délicatesse.
La paternité nous concerne tous. Elle porte moins sur la transmission purement biologique que sur cette capacité humaine à accompagner, à écouter, à encourager et à bénir. La paternité est éducative, car elle conduit « hors de », vers un meilleur pour l’autre. Elle n’est pas séductrice, en ramenant l’autre à soi. Nous nous inspirons des paroles de Saint Jean-Baptiste « il faut que je diminue pour qu’Il grandisse ».
La masculinité nous renvoie à notre identité biologique d’homme. L’homme aspire à faire de grandes choses, à bâtir, à explorer, à transmettre, à prendre des risques et à protéger, en particulier les personnes vulnérables. Traversé dans son corps par une puissance de vie, il oriente cette force vers la communion et la coopération et jamais la prédation. La tempérance et la maîtrise de soi dans la parole et les gestes,
La virilité est la capacité à canaliser et orienter vers le bien cette force qui traverse chaque personne. L’homme viril est celui qui sait poser avec force des petits actes de renoncement et de charité. Il embrasse la difficulté pour un bien supérieur, en allant au-devant de ses peurs, de sa paresse ou de ses tentations. Le service et le don de soi de façon désintéressée, sont des actes « virils » par excellence.
Les hommes, quels que soient leurs états de vie (laïcs, prêtres, pères de famille, célibataires, etc.) sont appelés à être consistants en retrouvant : le sens de l’engagement dans l’exercice de la force et du courage, qui ne sont ni brutalité ni indélicatesse et le sens de l’intériorité et du silence contre l’activisme bruyant.
Il est temps que les hommes retrouvent des belles et grandes amitiés fraternelles pour servir avec cœur et enthousiasme ceux et celles que le Seigneur place sur notre route.
Oubliant les statuts et les codes sociaux, ils doivent trouver l’espace pour partager leurs doutes et leurs difficultés, avec gratuité, sans se juger les uns les autres. Ils doivent également retrouver la confiance et la force pour donner cette force et confiance à leur entourage.
Il est temps que des « bandes de frères » s’organisent, afin de mettre en commun leurs talents pour développer de nouveaux projets et se soutenir, par les actes et la prière, pour apporter davantage de paix à une société fragile et divisée.